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Contrat post-doctoral d’un an au Centre National de la Recherche Scientifique (UMR 8173, Paris)

Débutant au plus tard le 1er novembre 2011, dans le cadre du projet de recherche « Itinéraires individuels et circulation des savoirs scientifiques et techniques en Chine moderne  (XVIe-XXe siècle) » financé par un contrat avec l’Agence Nationale de la Recherche (# ANR-2009-SSOC-04).

Les candidats doivent être titulaire d’un doctorat en histoire des sciences, histoire de la Chine ou dans un domaine lié à ces disciplines, obtenu au plus deux ans avant la date de début du contrat. Pour être éligibles, ils ne doivent pas avoir été affiliés à l’UMR 8173 pour leur thèse.

• Les projets de recherche doivent être lié au thème général du projet (voir résumé ci-dessous).

• La préférence ira aux candidats qui connaissent le français. Les candidatures peuvent cependant être rédigées en français ou en anglais.

• Ce poste est un poste de recherche à temps plein, sans obligation d’enseignement. La rémunération mensuelle nette est de 1500 €.

Les candidats doivent envoyer :

– un curriculum vitae (avec liste de publications),

– un projet de recherche (750 mots maximum),

– les noms et adresses (y compris adresse électronique de préférence) de deux referees (qui auront été au préalable contacté par le candidat et lui auront confirmé qu’ils sont d’accord  pour envoyer une lettre de recommandation au plus tard le 10 janvier 2011 s’ils sont sollicités par le comité de sélection).

Les dossiers de candidatures doivent parvenir par courrier électronique à :

Catherine Jami <jami@univ-paris-diderot.fr> a

Itinéraires individuels et circulation des savoirs scientifiques et techniques en Chine moderne  (XVIe-XXe siècle)

Ce projet propose une nouvelle approche de l’histoire des sciences, des techniques et de la médecine en Chine entre le XVIe et le XXe siècle : il s’agit d’évaluer l’impact de la mobilité géographique des individus sur la circulation des savoirs techniques.

La question revêt une pertinence singulière pour les derniers siècles de l’empire : le système bureaucratique induisait en effet un mode spécifique de mobilité des élites. Une série d’examens menait les candidats de leur district de naissance à la préfecture de leur province, et de là à Pékin. Sélectionnés sur leur connaissance des Classiques, les lauréats à l’examen métropolitain étaient affectés à des postes dans les provinces de l’empire, puis régulièrement mutés au cours de leurs carrières. Cependant, la manière dont les itinéraires individuels ont contribué à la circulation des savoirs doit être étudiée non seulement pour les fonctionnaires, mais aussi pour de nombreux autres groupes socioprofessionnels, tels les lettrés employés à titre privé par des hauts fonctionnaires, les artisans, les médecins, les moines bouddhistes, et les empereurs eux-mêmes. À ces divers groupes seront ajoutés les acteurs de la mondialisation des savoirs à cette époque ; il s’agit notamment des missionnaires chrétiens qui furent les premiers intermédiaires entre la Chine et l’Europe à partir du XVIIe siècle, des médecins coloniaux français, et des étudiants chinois de retour de l’étranger dans les dernières décennies de l’empire. Ainsi, pour intégrer la Chine à une histoire mondiale des sciences, nous proposons d’appliquer à l’étude des rencontres entre celle-ci et le reste du monde la même problématique que pour l’étude de l’« intérieur » de l’empire, où se rencontraient des cultures locales.

Deux tâches seront menées à bien. D’une part, la question sera examinée à travers une série d’études de cas, choisies pour tirer parti de l’expertise des membres du projet. Cela permettra d’obtenir des conclusions représentatives, puisqu’une grande diversité de lieux, de milieux sociaux, de temps, et d’acteurs seront ainsi abordés et comparés. Des savoirs et des pratiques intéressant notamment l’architecture, la sériciculture, la médecine, l’histoire naturelle et les statistiques seront analysés, de manière à situer les modes de circulation des savoirs techniques dans le contexte plus large des conditions dans lesquelles des savoirs tels que la connaissance des Classiques circulaient parmi l’élite. D’autre part, en parallèle avec ce travail, une base de données sera compilée à partir des sources utilisées pour les études de cas. Le couplage de cette base de données à un système d’information géographique (GIS) permettra le développement d’un outil numérique de cartographie des savoirs. Une fois mis en ligne, celui-ci pourra continuer à être enrichi au-delà de la durée du présent projet. En étudiant une question inspirée d’un trait particulier de la société chinoise dans une perspective mondiale, ce projet ouvrira un nouveau champ de recherche et mettra à la disposition des chercheurs un outil aidant à situer les savoirs scientifiques et techniques en société.

One-year post-doctoral position at Centre National de la Recherche Scientifique (UMR 8173, Paris)

To begin no later than 1 November 2011 in conjunction with the research project “Individual itineraries and the circulation of scientific and technical knowledge in early modern China (16th-20th centuries)” funded by the Agence Nationale de la Recherche (# ANR-2009-SSOC-04 ).

• Candidates should hold a doctorate in the history of science, Chinese history or related fields obtained no more than two years before the position begins. To be eligible, they must not have been affiliated to UMR 8173 for their PhD.

• Research proposals should be relevant to the general theme of the project (see outline below).

• Preference will be given to candidates who have some knowledge of French. Applications may however be submitted in English or French.

• The position is devoted to research, with no teaching. It is ranked at the “Contrat post-doctoral” level in the French system; net monthly income:  €1500.

Candidates are requested to submit:

– a curriculum vitae (including list of publications),

– a research proposal on a topic related to the project (750 words maximum), and

– the names and addresses (preferably including email) of two referees (who have already been contacted by the applicant to assure their willingness to submit letters by 10 January should they be requested to do so by the selection committee).

Applications should be sent by e-mail to:

Catherine Jami <jami@univ-paris-diderot.fr> no later than 15 December 2010.

Individual itineraries and the circulation of scientific and technical knowledge in early modern China (16th-20th centuries)

This project proposes a new approach to the history of science, technology and medicine in China from the sixteenth to the twentieth century – to assess the impact of individuals’ geographic mobility on the circulation of technical knowledge.

This issue is peculiarly relevant for the last centuries of the empire: the bureaucratic system dictated a specific mode of mobility of the elites. A sequence of examinations led candidates from their district of origin to the provincial capital, and from there on to Beijing. Selected for their mastery of the Classics, the metropolitan graduates were assigned to positions in the provinces, changing location regularly during their career. But the ways in which individual itineraries shaped the circulation of knowledge need to be studied not only for civil servants, but also for various other socio-professional groups, such as the scholars privately employed by high officials, craftsmen, medical doctors, Buddhist monks, and emperors themselves. To these groups should be added the actors of the globalisation of knowledge during this period; these include Christian missionaries who were the first mediators between China and Europe from the seventeenth century onwards, French colonial doctors, and the Chinese students who returned from abroad during the last decades of the empire. Thus in order to integrate China into a global history of science, we propose to apply to the study of contacts between China and the rest of the world the same approach that we propose to apply within the empire, where different local cultures met.

Two tasks will be carried out. On the one hand, the question will be tackled through a number of case studies, chosen to exploit the expertise of the members of the project. This will allow us to derive significant results, as a great variety of places, social milieus, periods, and actors will thus be investigated and compared. Knowledge and practice relevant to fields such as architecture, sericulture, medicine, natural history and statistics will be analysed, in ways that set the conditions of travel of technical knowledge within the broader context of the ways in which expertise such as classical scholarship circulated amongst the elite. In parallel with this effort, a database will be compiled using the sources relevant to our case studies. This database will be coupled with a Geographic Information System (GIS) in order to develop a digital tool for the cartography of knowledge. Once this database and GIS are online, further data can be fed into them, and the utility of the system can continue to be developed beyond the lifetime of the project. Thus, by applying a question inspired by a peculiar feature of imperial China in a global perspective, this project will open a new field of research, and make available to researchers a tool that will help them to locate scientific and technical knowledge within societies.

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Catégories :contrat post-doctoral
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