Séminaire des doctorants de l’UMR Chine, Corée, Japon – Régionalis​ation des études chinoises, coréennes et japonaises

janvier 18, 2012 Laisser un commentaire

 

Aurélien Laroulandie et  Pierre-Emmanuel Roux

 

Jeux d’échelles :

Quelques pistes pour une approche régionale

des études sur la Chine, la Corée et le Japon

 

            À l’heure où la mondialisation encourage des perspectives de recherche de plus en plus larges, les profils de recrutement dans les disciplines qui sont les nôtres ont tendance à privilégier des docteurs qui savent sortir de leur aire de spécialisation. C’est pourquoi nous vous proposons, dans la continuité de la séance organisée par Aleksandra Majstorac Kobiljski en novembre dernier au sein du séminaire des doctorants du CECMC, de poursuivre la réflexion sur la régionalisation des études chinoises, coréennes et japonaises.

             Seront proposées ici des pistes de travail très concrètes sur la manière de répondre à ces impératifs d’élargissements. Il sera question notamment de la transversalité des sujets et des disciplines, des moyens à disposition pour passer d’une langue à l’autre, des financements permettant de soutenir de tels projets, ou encore des réseaux sur lesquels s’appuyer. C’est en se reposant sur leur expérience concrète que les intervenants, tous deux des doctorants de l’UMR ayant fait l’effort de la régionalisation, tenteront de vous expliquer comment élargir le périmètre de vos recherches.

   

Mardi 24 janvier, 17h-19h

Maison de l’Asie, salle de conférences du RDC

22 av du Président-Wilson 75116 Paris 

 

Contact : aurelien.laroulandie@gmail.com ; stephanie.homola@ehess.fr

Séminaire des doctorants en études chinoises- Adrien Bossard

janvier 3, 2012 Laisser un commentaire

Adrien Bossard

 Les techniques de construction des résidences traditionnelles dans la région du Jiangnan

  

            L’architecture traditionnelle chinoise est caractérisée par sa structure interne en bois mugoujia jiegou 木构架结构. Les menuisiers construisent un « squelette en bois » gujia 骨架, une charpente dont les éléments sont assemblés grâce à un système de tenons et de mortaises et qui s’étend du sol au sommet du toit. C’est cette structure qui soutient la toiture, car les murs n’ont pas de rôle porteur et servent seulement à la protection de l’intérieur de la maison contre les intempéries.

            Nous aborderons le sujet des techniques de construction traditionnelles dans la région du Jiangnan 江南 à travers deux problématiques : quelles techniques utilisent les artisans aujourd’hui pour construire l’architecture traditionnelle du Jiangnan et comment sont-elles mises en œuvre ? Et comment les techniques de construction traditionnelles ont-elles été transmises et reconstruites ?

            Cette recherche doctorale a pour but d’étudier le travail des artisans sur un chantier de construction traditionnelle actuel afin d’obtenir des données inédites qui nous permettront de mieux appréhender la réalité de cette profession aujourd’hui. Cette étude va se baser sur l’observation de l’utilisation des techniques sur le terrain et sur l’étude du traité d’architecture intitulé Yingzao fayuan 营造法原.

            Nous tenterons d’analyser la transmission et l’évolution de la pratique des techniques de construction traditionnelles dans la région du Jiangnan et chercherons à comprendre comment cette activité a été « reconstruite ».

 

Après une première année de doctorat en anthropologie au CECMC, Adrien Bossard suit actuellement la classe préparatoire intégrée de l’Institut National du Patrimoine pour préparer le concours de conservateur du patrimoine. Dans cette séance, il reviendra également sur son parcours et présentera la profession de conservateur du patrimoine.

 

 Mardi 10 janvier 2012
17h-19h

Salle 3
(RdC, au fond à droite)
EHESS, 190-198 avenue de France, Paris 13e

 Contacts : florencelevy@yahoo.fr, stephanie.homola@ehess.fr

Compte-rendu de la séance sur “Les créations littéraires des Aborigènes de Taiwan” – Christophe Mazière

janvier 2, 2012 2 commentaires

Avec Topa Tamapima, 13 septembre 2011, au dispensaire de Changbin, Taidong

Compte-rendu de la séance du mardi 13 décembre 2011, de 17h à 19h

Les créations littéraires des Aborigènes de Taiwan

Une dynamique globale à l’échelle locale

Des premiers auteurs austronésiens de langue japonaise à l’expression sinogrammique d’un “je” collectif

Genèse, définitions, formats, thématiques et acteurs

Introduction

Il y a environ deux semaines, j’étais invité par les organisateurs de l’Atelier des doctorants en études chinoises du CECMC à donner une communication sur mon sujet de thèse. Inscrit depuis 2010 à l’école doctorale Arts, Lettres et Langues de l’Université de Provence, au sein de l’équipe LEO2T (Littératures d’Extrême-Orient, Textes et Traduction) et sous la direction de Noël Dutrait, j’ai déjà consacré un mémoire de maîtrise, puis de Master 2 à ce sujet par le passé (2002-2005).

Ile des Orchidées

 

Présentation de l’intervention

Tout au long de cet exposé, j’ai pu dessiner à grands traits les contours de mon champ d’étude. La formation de “ces” littératures (presse, magazines culturels, publications anthropologiques, romanesques et poétiques, etc.), leurs thématiques, ainsi que le profil de leurs acteurs étant intimement liés à la réalité sociale qui les entoure, je suis tout d’abord revenu sur le contexte général de l’île, son histoire et ses différentes composantes ethniques et culturelles, sachant que les Aborigènes y représentent environ 500 000 individus sur 23 millions d’habitants, majoritairement han.

J’ai ensuite apporté un éclairage sur l’expression “littérature aborigène” qui recouvre en fait deux réalités : d’une part, la littérature “orale” de ces peuples (mythes, légendes, ballades), et d’autre part une littérature “écrite”, beaucoup plus tardive dans son apparition du fait de l’absence de véritable système scriptural parmi eux.

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AFEC – Atelier d’écriture de résumés en anglais

décembre 26, 2011 Laisser un commentaire

 

Atelier d’écriture de résumés en anglais

pour jeunes chercheurs en études chinoises

 

 13 Février 2012, 15h-18h – EHESS, 190-198 avenue de France, Paris 13e

 

        L’AFEC organise un atelier d’écriture de résumés de communication en anglais (abstracts) en préparation de la Conférence Biennale de l’Association Européenne d’Etudes Chinoises (EACS) qui se tiendra à Paris du 5 au 8 septembre 2012 (http://www.univ-paris-diderot.fr/eacs-easl/). Cet atelier est ouvert sur inscription dans la limite des places disponibles aux doctorants en études chinoises qui souhaitent présenter leur recherche lors de la conférence de l’EACS ou lors d’autres conférences.

         Le but de cet atelier d’une demi-journée est de proposer aux participants un regard critique sur leur résumé ainsi qu’un travail sur l’expression en anglais. Il permettra également aux jeunes chercheurs de diverses institutions de se rencontrer et de faire connaître leurs recherches avant la conférence pour profiter au mieux de l’événement.

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Boris Svartzman – premier prix du jury au concours de photographies “TERRA(IN)COGNITA”

décembre 26, 2011 Laisser un commentaire

Nous avons le plaisir de vous annoncer que Boris Svartzman, doctorant du CECMC sous la direction d’Isabelle Thireau, a reçu le premier prix du jury au concours de photographies “TERRA(IN)COGNITA”.

Les clichés de quinze candidats ont été exposés dans l’atrium du bâtiment France, Paris 13e, du 14 novembre au 2 décembre 2011.
Les quatre lauréats couronnés ont reçu leur prix lors d’une cérémonie qui a eu lieu le vendredi 2 décembre dernier, présidée par Marc Abélès et Sylvaine Conord.
Nous vous invitons à consulter la page web de l’événement : http://www.iiac.cnrs.fr/spip.php?article293

Catégories:exposition, Prix

EACS 2012 – Appel à communicat​ions

décembre 1, 2011 Laisser un commentaire

Le XIXe congrès de l’EACS aura lieu du 5 au 8 septembre 2012 à Paris, conjointement organisé par l’Université Paris Diderot, l’INALCO et la BULAC. Simultanément se tiendra la conférence de la European Association of Sinological Librarians (EASL), fournissant ainsi une occasion unique d’échanges. Doctorants et chercheurs confirmés sont invités à soumettre leurs propositions de communication ou de panel à compter du 6 décembre 2011 directement sur le site web du congrès.

Calendrier

6 Décembre 2011- 29 février 2012 : soumission en ligne des propositions de communications et de panels

1er mai 2012 : notification de l’acceptation des propositions

1er mai – 15 juin 2012 : enregistrement en ligne des participants

4 septembre : enregistrement des congressistes sur le site de Paris Rive Gauche

5-8 septembre : congrès

Site web du congrès : http://www.univ-paris-diderot.fr/eacs-easl

Site web de l’EACS : http://www.chinesestudies.eu

Eacs2012-Callforpapers.pdf

Catégories:événement, conférence

Séminaire des doctorants en études chinoises – Les créations littéraire​s des aborigènes de Taiwan

novembre 29, 2011 Laisser un commentaire

Christophe Maziere

 

“Les créations littéraires des aborigènes de Taiwan”

 

Une dynamique locale à l’échelle globale

Des premiers auteurs aborigènes de langue japonaise à l’expression sinogrammique

d’un je » collectif

Genèse, définitions, thématiques, formats et acteurs

 

              Alors que pendant des décennies, la moindre velléité de manifester un particularisme culturel local sur l’ilha formosa était passée au laminoir du fait d’une loi martiale, décrétée entre 1949 et la fin des années 1980, par un régime autoritaire soucieux de maintenir un pouvoir uniforme sur tout le territoire, et ce pour mieux accomplir son dessein de reconquête d’une Chine continentale provisoirement perdue dans les esprits, la question identitaire à Taiwan, abondamment étudiée depuis, va de pair avec un mouvement de démocratisation propre à mettre en relief une mosaïque d’existences culturelles et ethniques. Les créations littéraires écrites en langue chinoise par les aborigènes en sont précisément l’une des principales émanations et s’inscrivent dans la continuité des premières tentatives d’écriture de la part d’auteurs aborigènes sous la présence japonaise (1895-1945).

            Cette littérature constitue indéniablement, en témoignent ses thèmes largement communautaires, un outil d’autodétermination supplémentaire au sein de l’équation identitaire taiwanaise, déjà fruit d’âpres sensibilités parfois antagonistes, et si celle-ci semble, de prime abord et après examen de l’œuvre de ses principaux interprètes, s’ériger comme un des porte-voix de la « mémoire » aborigène, ce phénomène est encore trop récent pour définir structurellement ses conséquences dans un jeu identitaire encore en construction, mais exposer son histoire dans ses grandes lignes, ses tendances, ses acteurs, les principales thématiques qu’ils affectionnent, mais aussi les débats définitionnel, linguistique et identitaire qui l’animent, nous permettra d’établir une des bases à cette réflexion.

 

Christophe Maziere prépare une thèse sur la littérature écrite des aborigènes de Taiwan sous la direction de Noël Dutrait à l’Université de Provence. Il vient de publier la traduction d’une nouvelle de l’auteur bunun (un peuple austronésien de Taiwan) Topas Tamapima : « Récit d’une visite à la jeune tisserande bunun », Monde chinois, N°26, été 2011.

  

Mardi 13 décembre 2011
17h-19h

Salle 681
(6e étage, bloc A (droite), à droite en sortant de l’ascenseur)
EHESS, 190-198 avenue de France, Paris 13e

Contacts : florencelevy@yahoo.fr, stephanie.homola@ehess.fr

Blog : http://doctorantscecmc.wordpress.com/

English abstract

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Compte-rendu de l’intervention d’Aleksandra Majstorac Kobiljski : « Au carrefour de l’histoire de la Chine et du Japon »

novembre 23, 2011 Laisser un commentaire

Compte-rendu de l’intervention d’Aleksandra Majstorac Kobiljski dans le séminaire des doctorants sur le thème « Au carrefour de l’histoire de la Chine et du Japon », mardi 8 novembre 2011

 

Il y a quelques jours, j’ai eu le plaisir de rencontrer pour un séminaire les doctorants en études chinoises. Pendant mon intervention, j’ai d’abord présenté mon parcours d’une thèse de doctorat sur la généalogie et la genèse d’une institution d’éducation supérieure au XIXe siècle au Japon à mon projet présent sur l’histoire de la cokéfaction en Asie du Nord-Est. Pour cela, j’ai expliqué la logique de ce chemin, celle qui suit les fils d’Ariane trouvés dans les archives sans réservations.

 

L’étude de l’université missionnaire de Dōshisha à Kyoto m’a amenée d’un coté à une université fondée dix ans plus tôt au Moyen-Orient par les mêmes missionnaires, et de l’autre coté, aux travaux d’un chimiste qui, un des premiers étudiants de Dōshisha et, plus tard, son président, inventa un processus révolutionnaire de cokéfaction.

 

Aller à Beyrouth était nécessaire pour comprendre comment Dōshisha est devenue possible. C’est là-bas que le concept mal compris d’une université à la fois laïque et missionnaire avait passé l’épreuve du temps. Le fondateur de Dōshisha n’a pas eu grandes difficultés à financer son projet alors que ses collègues du Syrian Protestant College de Beyrouth, dix ans avant, ont dû se battre pendant des années pour réunir leurs fonds en dépit de l’opposition de leurs supérieurs.

 

J’ai souligné que la recherche nous emmène dans des parties du monde que nous ne pensions pas visiter, mais c’est parfois indispensable : je n’aurai pas pu expliquer la genèse de l’université à Kyoto sans aller au Liban.

 

Plus tard, en dépouillant des cartons aux archives de Kyoto, je suis tombée sur les papiers personnels de Shimomura Kotara, le sixième président de Dōshisha, qui s’est illustré quand il a réussi a produire du coke de qualité, jusque là importé, à partir de charbon de basse qualité abondant localement. Cela a permis au Japon de développer son industrie sidérurgique et de garantir son indépendance énergétique à l’abri des embargos des producteurs européens. Trouver ces archives a été une chance pour moi, et aussi un défi, ignorante que j’étais des technologies du charbon et de l’acier : j’ai continué sur cette piste et me suis donc retrouvée dans les mines de Mandchourie.

 

J’ai voulu illustré par cette description pourquoi il ne faut pas tourner son dos aux archives, même si elles vous prennent dans des directions inattendues et en dehors de vos compétences du moment.

 

Ces deux heures d’échanges ont été un inspiration et j’espère les revoir bientôt.

 Pous en apprendre davantage sur Aleksandra : http://cecmc.ehess.fr/document.php?id=1429

European Association of Taiwan Studies – Call for Papers

novembre 23, 2011 Laisser un commentaire

Call for Papers, Ninth Annual Conference on 18 – 21 June 2012 at the University of Southern Denmark in Sønderborg

The European Association of Taiwan Studies (EATS) will hold its Ninth Annual Conference on 18 – 21 June 2012 at the University of Southern Denmark in Sønderborg. The conference is co-organized by the University of Southern Denmark, Campus Sønderborg and EATS. It will focus on comparative regional and global aspects of more recent developments in Taiwan in the areas of society, politics, culture and economy. We especially encourage abstracts addressing the topics listed below. However, we will consider outstanding submissions in other areas related to Taiwan Studies (http://eats-taiwan.eu/conference/eats-2012).

EATS_2012_Call_for_Papers

YSA_EATS2012

Catégories:événement, conférence

Séminaire des doctorants de l’UMR Chine, Corée, Japon de l’EHESS – Comment répondre à un appel à communication en anglais

novembre 12, 2011 Laisser un commentaire

Vincent Goossaert

Historien, directeur de recherches au CNRS et directeur adjoint du GSRL (Groupe Sociétés, Religions, Laïcités, EPHE-CNRS)

 

Comment répondre à un appel à communication en anglais

 

             La plupart des conférences académiques sélectionnent les intervenants sur la base d’un résumé de leur communication. Savoir rédiger une proposition de communication est donc un exercice fondamental de la vie d’un chercheur auquel les doctorants sont cependant peu formés.

            A partir de son expérience de rédaction, de lecture et de sélection de résumés, Vincent Goossaert donnera des conseils aux étudiants sur les méthodes de rédaction de résumés ainsi que sur la spécificité de l’écriture en anglais. Comment structurer le résumé ? Quels éléments de la recherche doivent-être mis en avant? Quels sont les pièges à éviter? Les exigences francophones et anglo-saxonnes sont-elles différentes ?

 Mardi 22 novembre, 17h-19h

Maison de l’Asie, salle de conférences du RDC

22 av du Président-Wilson 75116 Paris

 

Contact : aurelien.laroulandie@gmail.com ; stephanie.homola@ehess.fr

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